Par Brent Vandermeer, le 15 avril 2019

Il y a deux ans, un client m’a demandé de lui bâtir un portefeuille qui promeut une économie respectueuse des personnes et de l’environnement et capable de contribuer aux changements les plus nécessaires. Le portefeuille devait également dégager une croissance raisonnable permettant de couvrir les dépenses de ce client à mesure qu’il vieillirait. Voici quelques questions de base sur lesquelles je me suis penché en réalisant le mandat qui m’avait été confié.

Analyse quantitative

Je devais trouver un équilibre entre la vertu et la production du taux de rendement souhaité. J’ai commencé par appliquer les filtres visant à exclure les secteurs indésirables classiques comme les armes à feu, le tabac, la défense et la pornographie. J’ai ensuite supprimé les secteurs et les entreprises qui ont des effets négatifs manifestes sur notre société et notre planète. J’ai récemment raffiné ma méthode afin de pouvoir déterminer la provenance des revenus d’une entreprise, la composition de son conseil d’administration, la diversité de son personnel et la structure de ses actions comportant un droit de vote.

Examen qualitatif

J’ai ensuite procédé à un examen qualitatif des secteurs et des entreprises. Mon but était d’investir dans des sociétés pour les valeurs qu’elles incarnaient. Cet examen a exigé beaucoup de recherche pour repérer les sociétés qui s’employaient à protéger notre environnement et à faire évoluer la société. J’ai dû faire appel à mon jugement plutôt qu’aux chiffres lors de cette étape, qui s’est franchement avérée la plus difficile.

Analyse fondamentale

Une fois mon tri complété, j’avais une d’entreprises que je pouvais soumettre à une analyse traditionnelle. Je me suis donc penché sur les facteurs suivants : le modèle d’affaires et le plan de croissance; les acteurs clés et la direction de l’entreprise; l’évaluation du titre, les prévisions de croissance et l’attrait du cours pour un nouvel investisseur. Cette analyse m’a permis de cerner les entreprises dont j’allais suivre l’évolution pour l’instant et celles qui m’inspiraient suffisamment confiance pour les inclure dans le portefeuille.

Construire le portefeuille approprié

J’ai ensuite évalué la tolérance au risque de mon client, ses objectifs et son horizon de placement afin d’établir la répartition de l’actif et l’affectation du capital. Pour construire un portefeuille solide et diversifié, j’ai sélectionné des obligations vertes (qui investissent dans des secteurs propres ou qui sont assorties d’une exigence pour la société d’utiliser ses bénéfices de façon précise en vue de « verdir » ses activités) et des placements alternatifs classiques (p. ex., des titres du secteur de l’immobilier, des fonds de couverture neutre au marché et des produits de base comme l’or) qui sont venus s’ajouter aux titres des entreprises que j’avais triées sur le volet.

J’ai ensuite mis en œuvre un processus de surveillance clair et rigoureux qui nécessite la mise à jour des données quantitatives sur l’évaluation et la croissance des entreprises et leur respect des critères de responsabilité sociale établis. (De temps à autre, je rééquilibre le portefeuille : je m’assure que la tolérance au risque de mon client est respectée, j’ajoute des placements prometteurs et je retire les placements qui ne donnent pas les résultats escomptés.)

Est-ce que j’ai réalisé le mandat que mon client m’avait confié? Je crois que oui. J’ai construit un portefeuille qui peut dégager un solide rendement régulier et qui réalise l’objectif visant à investir de façon à contribuer à la création d’un monde meilleur.

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