Quatre conseils pour garder les finances de votre ménage sur la bonne voie

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Par Erin Gendron, 11 janvier 2019

Tirer le maximum de chacun de ses dollars tout en composant avec les diverses priorités financières de la famille peut être un défi de taille. Voici quatre conseils pour vous aider, vous et votre famille, à prendre des décisions financières réfléchies :

1. Établissez votre budget

Il faut savoir où vous en êtes pour déterminer vos objectifs.

Commencez par dresser la liste de vos revenus et de vos dépenses (fixes et variables) afin de calculer votre surplus ou déficit. Vous obtiendrez ainsi un aperçu de la valeur nette de votre famille (valeur nette = actifs – dettes). C’est l’étape la plus difficile et la plus longue, souvent la raison pour laquelle on se décourage avant même de commencer. Je vous assure pourtant que ça en vaut la peine. Utilisez une application efficace comme mint.com ou une feuille de calcul Excel. Sinon, sortez simplement papier et stylo, et mettez-vous au travail.

2. Un flux de trésorerie positif est essentiel

Ensuite, faites le suivi de vos dépenses et sachez où va votre argent; en finance, c’est ce qu’on appelle votre flux de trésorerie. Ce flux est-il positif ou négatif chaque mois? Dans quelle direction s’oriente la tendance?

Une application comme mint.com rassemble tous vos comptes bancaires et toutes vos cartes de crédit à un seul endroit et facilite ce processus.

3. Gardez à l’esprit la situation d’ensemble

La troisième étape consiste à déterminer vos objectifs à long terme plus importants, comme la retraite, les études des enfants, l’achat d’une propriété secondaire ou le démarrage d’une entreprise.

Mon mari et moi avons eu nos enfants mi/fin trentaine, comme pour de nombreuses familles canadiennes. Ainsi, l’éducation des enfants, le soutien financier pour leurs études et l’épargne pour la retraite deviendront des priorités concurrentes au cours des 20 prochaines années.

Une grave erreur est de négliger la planification de la retraite simplement parce que c’est l’objectif le plus éloigné. N’attendez pas le moment où vous pourrez vous l’offrir; à ce moment-là, il sera plus difficile de rattraper le temps perdu. C’est parce que l’effet des intérêts composés libres d’impôt, des achats périodiques par sommes fixes et des bonnes habitudes d’épargne est beaucoup plus important lorsque vous commencez à épargner tôt.

Les petites étapes entreprises maintenant offriront de meilleurs résultats plus tard.

4. Assurance et testaments

Vous avez travaillé dur pour établir un plan financier réfléchi pour votre famille; pour bien vous protéger, cet effort supplémentaire en vaut la peine.

Particulièrement lorsque vous avez des personnes à charge, l’assurance et les testaments sont des mesures incontournables, car votre épargne sera insuffisante pour subvenir à leurs besoins si survenait le pire des scénarios. Avec votre conjoint, vous devez vous poser les questions suivantes :

  • Avons-nous convenu d’une personne pour s’occuper de nos enfants s’il nous arrivait quelque chose à tous les deux? Comment cette personne s’acquitterait-elle des dépenses additionnelles?
  • Si nous perdions soudainement un de nos deux revenus, serions-nous en mesure de maintenir le niveau de vie normal de notre famille? La plupart des employés ont une assurance vie qui comprend une ou deux fois leur salaire, mais ce montant est rarement suffisant.
  • Est-ce que nous avons un plan en cas d’invalidité ou de maladie grave?

La possibilité de dégager un revenu est votre plus important actif – surtout lorsque vos enfants sont petits, les dettes sont élevées et l’épargne est faible. Sans ce plan, même pendant une courte période, les répercussions financières sur votre famille pourraient être graves.

Même si ce n’est pas une tâche simple, une fois que vous avez franchi les étapes ci-dessus avec diligence, vous pouvez commencer à mettre sur pied un plan de vie réel, celui qui vous met plus en confiance et vous offre la tranquillité d’esprit pour aller de l’avant en ayant des objectifs clairs.

N’oubliez pas de revoir votre plan périodiquement. Il doit évoluer au fil du temps et s’adapter aux priorités, envies et besoins changeants de votre famille.

Cet article a pour but de fournir des renseignements strictement généraux sur certains sujets et ne doit pas être considéré comme un avis fiscal ou juridique. Veuillez obtenir des conseils professionnels indépendants adaptés à vos circonstances particulières. iA Gestion privée de patrimoine est une marque de commerce et un autre nom sous lequel iA Gestion privée de patrimoine inc. exerce ses activités. iA Gestion privée de patrimoine inc. est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières.

Actualités connexes

Parler d’argent avec des parents vieillissants

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 13 juillet 2021

Si vous pensez aux expériences que vous avez vécues pendant votre enfance relativement à l’argent, vos parents y ont probablement souvent pris part. Peut-être ont-ils ouvert votre premier compte bancaire ou vous ont-ils guidé dans l’utilisation de l’argent que vous receviez en cadeau lors d’occasions spéciales.
Peut-être avez-vous simplement observé la façon dont ils géraient leur propre argent.

Il est tout naturel d’apprendre de ses parents, mais qu’en est-il lorsque les rôles sont inversés et que vous devez aider vos parents vieillissants à s’occuper de leurs finances? Cette situation peut devenir embarrassante pour toutes les personnes concernées, mais il existe des façons de la rendre constructive.

Entamer la conversation

La façon d’amorcer cette discussion dépend de votre dynamique familiale. Peut-être pouvez-vous être direct et plonger sans détour dans une conversation sur les finances. Or, si vous devez adopter une approche subtile, trouvez un élément qui vous aidera à effectuer la transition vers le sujet. Vos parents songent-ils à vendre leur maison? L’un d’eux a-t-il récemment été atteint d’une maladie? Un autre membre âgé de votre famille a-t-il du mal à gérer ses finances?

Peu importe le chemin emprunté pour parvenir à cette discussion, rappelez-vous de toujours faire preuve de respect et de compassion. L’argent est un sujet très personnel. Il peut être difficile pour vos parents d’en parler ouvertement, surtout s’ils ont l’habitude de se sentir en contrôle ou s’ils sont gênés d’avoir besoin de l’aide de leur enfant.

Quoi qu’il en soit, cette conversation est importante : vous voulez vous assurer que vos parents seront en mesure à la fois de couvrir leurs dépenses courantes et de jouir d’une qualité de vie décente. Ils devraient être prêts sur les plans juridique et financier à faire face à d’éventuels problèmes de santé physique ou mentale.

Principaux sujets à aborder

La planification successorale constitue une priorité absolue. Assurez-vous que vos parents disposent d’un testament à jour qui précise comment leurs biens et actifs financiers devront être répartis après leur décès. Ainsi, la situation sera claire pour toute la famille et vos parents auront la certitude que leurs volontés seront respectées.

Il est également judicieux d’établir une procuration, car si vos parents sont frappés d’incapacité, ils auront besoin d’aide pour gérer leurs affaires financières et prendre des décisions relatives à leurs soins personnels. Les testaments et les procurations ne sont valides que s’ils ont été créés pendant que vos parents étaient jugés mentalement aptes. Préparez donc les documents le plus tôt possible, avant qu’ils ne montrent des signes d’incapacité.

Cette discussion est également l’occasion de prendre connaissance de la situation des liquidités de vos parents. Faites l’inventaire de leurs sources de revenus : prestations gouvernementales, régime de retraite d’un employeur, régimes enregistrés (p. ex., FERR, CELI) et autres placements. Ensuite, dressez la liste de leurs dépenses courantes : logement, nourriture, services publics, déplacements, passe-temps, divertissements, médicaments, etc.

Le revenu de vos parents est-il suffisant pour couvrir leurs dépenses? Qu’arriverait-il si des problèmes de santé les forçaient à déménager dans un établissement de soins de longue durée ou à embaucher des professionnels de la santé? Si leur budget ne leur permet pas d’assumer ces dépenses, sont-ils admissibles à de l’aide gouvernementale? Votre famille est-elle en mesure d’offrir un soutien sur le plan financier ou pour les soins?

Renseignez-vous également sur les polices d’assurance de vos parents (le cas échéant). Vérifiez l’étendue de leur couverture d’assurance vie, d’assurance maladie et d’assurance soins de longue durée, ainsi que les primes payées pour maintenir les polices en vigueur.

Assurez-vous que leurs déclarations de revenus ont été produites et qu’aucun solde ne demeure impayé. Ainsi, vos parents pourront recevoir les prestations gouvernementales auxquelles ils ont droit en plus du Régime de pensions du Canada (RPC) et de la Sécurité de la vieillesse (SV), comme le crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) ou le Supplément de revenu garanti (SRG).

Profitez d’un soutien

Un conseiller en placement peut vous aider à évaluer la santé financière de vos parents et peut formuler des recommandations pour renforcer leur situation financière, afin qu’ils puissent envisager l’avenir avec confiance et tranquillité d’esprit.

Communiquez avec un conseiller en placement de iA Gestion privée de patrimoine pour en apprendre davantage sur la façon de vous préparer à une conversation sur l’argent avec vos parents vieillissants.

Votre plan de gestion de patrimoine exige un effort d’équipe

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 29 juin 2021

Lorsqu’il est question de votre plan de gestion de patrimoine, il y a de fortes chances pour que vous vous tourniez vers votre conseiller en placements quand vous avez des questions ou avez besoin de conseils. C’est compréhensible, puisque votre conseiller est un professionnel financier de confiance qui vous a aidé à construire et à maintenir votre plan de gestion de patrimoine et votre portefeuille de placements.

Toutefois, la vie est compliquée, tout comme les finances, ce qui signifie qu’il peut arriver que votre conseiller souhaite faire appel à des ressources externes* comme des comptables, des avocats ou des professionnels de l’assurance. Que vous travailliez déjà avec eux ou qu’ils fassent partie du réseau de contacts de votre conseiller, ces professionnels peuvent apporter un point de vue précieux sur votre situation financière unique.

Il est courant que les gens compartimentent leurs besoins financiers et demandent de l’aide en conséquence. Par exemple, lorsque vous voulez vendre votre entreprise, vous vous adressez à un avocat pour traiter des aspects juridiques de cette transaction. Si vous voulez minimiser vos obligations fiscales, vous pouvez vous adresser à un comptable afin de connaître les stratégies à mettre en œuvre. Cela peut sembler logique, mais si chaque professionnel ne voit qu’une partie de votre situation financière, vous ne bénéficierez pas d’un plan d’action efficace et harmonisé.

Désignez un chef

Bien qu’il puisse paraître judicieux d’avoir recours aux services de professionnels dans des domaines spécifiques, il est sage de nommer l’un de ces professionnels pour jouer le rôle de quart-arrière et coordonner l’ensemble de votre plan afin d’assurer une approche globale plutôt que segmentée.

Habituellement, le quart-arrière est votre conseiller, étant donné que les conseillers sont très impliqués dans les aspects quotidiens de vos finances ainsi que dans la planification du patrimoine à long terme. Les conseillers ont une vue d’ensemble de votre vie financière et de tout ce qui y est lié. De plus, ils sont essentiels pour vous aider à établir et à atteindre vos divers objectifs. Par ailleurs, les ressources externes sont habituellement consultées suivant les besoins.

Ouvrez les voies de communication

Comme il est important que chaque professionnel soit au courant de ce que les autres font en votre nom, une communication transparente est essentielle. Il est déterminant de tenir tout le monde au courant des événements importants de la vie (p. ex., mariage, enfants, achat ou vente d’une entreprise, divorce, héritage). Par exemple, si vous divorcez, votre avocat pourrait devoir modifier votre testament, vos besoins en matière d’assurance pourraient changer et votre budget personnel pourrait devoir être repensé. Si un membre de votre famille est subitement atteint d’une maladie incurable, vous avez des questions d’importance en matière de succession et d’assurance à prendre en considération, et vous pourriez également faire face à de nouveaux défis financiers.

Peu importe que vous preniez l’initiative de communiquer ou que vous laissiez cela à votre conseiller, l’essentiel est de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde dès que votre situation change afin de déterminer les mesures qui doivent être prises.

Si les professionnels auxquels vous faites appel ne se connaissent pas, il pourrait être utile qu’ils se rencontrent (virtuellement ou en personne) pour discuter de la place de chacun dans votre situation financière globale. Même s’ils se connaissent, il est utile de les réunir pour échanger de l’information et des idées, ou pour cerner les enjeux complexes qui pourraient nécessiter une planification coordonnée et une solution de groupe.

Lorsque vous travaillez avec une équipe de professionnels (l’accent est sur « équipe ») qui a à cœur vos intérêts, cela signifie que vous pouvez bénéficier d’une plus grande efficacité et d’une planification harmonisée. Cela peut aussi vous aider à découvrir de nouvelles occasions d’épargner ou de gagner de l’argent, vous rapprochant ainsi de vos objectifs financiers.

Communiquez dès aujourd’hui avec un conseiller en placements de iA Gestion privée de patrimoine pour en apprendre davantage sur la façon dont une approche axée sur le travail d’équipe peut vous aider à atteindre tous vos objectifs financiers.

Tirez le meilleur parti de votre héritage

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 22 juin 2021

À mesure que les baby-boomers vieillissent, nous voyons plus de patrimoine transmis d’une génération à l’autre que jamais auparavant. Il est possible que vous veniez de recevoir un héritage et que l’argent a été déposé dans votre compte.

Et maintenant?

La meilleure prochaine étape consiste à consulter votre conseiller en placement, qui peut vous suggérer la façon de répartir votre héritage qui convient le mieux à votre situation.

Définissez vos objectifs financiers

Réfléchissez aux objectifs communs suivants avant de rencontrer votre conseiller afin d’avoir une discussion productive. Classez-les également en ordre de priorité afin que votre conseiller comprenne ceux qui sont les plus importants à vos yeux.

  1. Remboursez vos dettes. Qu’il s’agisse de réduire le solde de votre carte de crédit ou de votre marge de crédit, ou d’effectuer de plus importants versements hypothécaires que prévu, il est judicieux d’utiliser votre héritage pour rembourser vos dettes. Commencez par rembourser la dette assortie du taux d’intérêt le plus élevé, puis celle assortie du deuxième taux le plus élevé, et ainsi de suite.
  2. Faites fructifier votre épargne-retraite. Vous pouvez travailler en vue d’une retraite confortable en cotisant (sous réserve des limites) à votre REER ou à votre CELI. Si l’entreprise pour laquelle vous travaillez offre un régime de retraite ou un régime d’achat d’actions qui permet des cotisations supplémentaires (l’employeur verse souvent, dans une certaine mesure, une cotisation de contrepartie), envisagez d’en profiter.
  3. Épargnez pour les études. Le coût des études postsecondaires continue d’augmenter, surtout si l’étudiant vit ailleurs qu’à la maison. Un véhicule de placement comme le REEE peut vous aider à financer les études d’un enfant et si vous ajoutez une subvention de contrepartie gouvernementale admissible, vous serez mieux en mesure d’épargner en vue des études futures.
  4. Constituez un fonds d’urgence. En général, il faut mettre de côté suffisamment d’argent pour couvrir au moins trois mois de frais de subsistance au cas où vous perdriez votre emploi, tomberiez gravement malade ou seriez aux prises avec des frais d’entretien imprévus (p. ex. votre appareil de chauffage central cesse de fonctionner ou votre véhicule tombe en panne).
  5. Investissez. Vous pouvez placer une partie de l’héritage dans votre portefeuille de placements afin d’accroître efficacement votre patrimoine à long terme. Il s’agit d’un autre domaine dans lequel votre conseiller, qui connaît vos objectifs de placement, votre tolérance au risque et votre horizon de placement, peut ajouter de la valeur.

Si vous décidez de dépenser une partie de votre héritage pour quelque chose qui vous donne du plaisir et qui n’est pas lié à votre plan de gestion du patrimoine, faites-le de façon raisonnable et ne vous écartez pas de vos objectifs.

Fait important, le Canada n’impose pas de droits de succession, contrairement à de nombreux autres pays. Les impôts sont prélevés sur la déclaration de revenus finale du défunt, en fonction de la valeur des actifs qui composent la succession.

Indiquez à vos héritiers de s’informer sur la gestion de patrimoine

Si vous laissez un héritage, mais que vous craignez que vos héritiers ne soient irresponsables avec leur « manne », suggérez-leur qu’ils en apprennent davantage sur les notions de base de la finance. Ils vous témoigneront de leur respect en utilisant votre héritage de façon raisonnable. S’ils ne sont pas aptes à gérer l’argent, ils pourraient le dilapider rapidement.

Ils pourraient tirer parti de cours et d’autres instruments de formation en plus des connaissances financières que vous leur transmettez. Ce serait une bonne idée de les présenter à votre conseiller s’ils n’en ont pas, car celui-ci connaît bien les transferts de patrimoine intergénérationnels et collabore avec les familles afin de constituer et de préserver leur patrimoine.

Si vous avez récemment reçu un héritage ou si vous souhaitez encourager vos héritiers à gérer leur héritage judicieusement, un conseiller en placement de iA Gestion privée de patrimoine peut vous être utile.

Revenus provenant du RPC et de FERR : Penser différemment

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Par Erin Gendron, le 20 mai 2021

La plupart des nouveaux clients qui viennent dans notre cabinet ont deux impressions très répandues à propos du revenu de retraite.

La première réside dans le fait que chaque fois que vous pouvez reporter l’impôt à payer, vous devriez le faire, et cela veut dire d’attendre jusqu’au délai statutaire pour convertir votre REER en un FERR – à savoir la fin de l’année au cours de laquelle vous atteignez l’âge de 71 ans. Si ce n’est pas possible, vous devriez minimiser vos paiements de FERR dans la mesure du possible et compter sur d’autres sources de revenu.

La deuxième est que dès que vous êtes admissible aux paiements provenant du Régime de pensions du Canada (RPC) – à l’âge de 60 ans – vous devriez commencer à vous en prévaloir.

Bien que cette hypothèse puisse convenir à certaines personnes, pour de nombreuses personnes – particulièrement celles qui ont des épargnes considérables et qui ont le potentiel d’une espérance de vie plus élevée que la moyenne – le fait d’agir sur la base de ces hypothèses reviendrait à laisser sur la table un montant d’argent étonnamment élevé de revenu de retraite.

S’opposer à la sagesse populaire

Au lieu de se prévaloir des paiements provenant du RPC plus tôt et des revenus de FERR plus tard, beaucoup de personnes en bénéficieraient plus en faisant exactement l’inverse : reporter les paiements provenant du RPC jusqu’à l’âge de 70 ans – ou le plus près possible de 70 ans – et de commencer les revenus de FERR bien avant la date limite de conversion pour répondre à leurs besoins de liquidités.

Lorsque vous vous prévalez des paiements du RPC avant l’âge de 65 ans, vos prestations sont réduites de 0,6 % par mois, ou 7,2 % par année. Cela signifie que si vous commencez à toucher les prestations provenant du RPC à l’âge de 60 ans, vous verrez une réduction totale de 36 %. Par contre, si vous commencez à toucher des paiements provenant du RPC après l’âge de 65 ans, vos prestations augmentent de 0,7 % par mois, ou 8,4 % par année, ce qui veut dire qu’en reportant le plus longtemps possible – jusqu’à l’âge de 70 ans – fait étonnamment monter vos paiements provenant du RPC de 42 %.

Une étude récente chiffre en dollars cette différence, en expliquant « qu’un Canadien moyen touchant le revenu du RPC médian qui choisit de prendre les prestations à l’âge de 60 ans plutôt qu’à l’âge de 70 ans renonce à une valeur de plus de 100 000 $ (en dollars courants) en revenu viager sécurisé ». Malgré cela, au cours de la dernière décennie, la plupart des Canadiens ont commencé à toucher leurs prestations du RPC à l’âge de 60 ans, et moins de 1 % attendent jusqu’à l’âge de 70 ans.

Examinons un exemple hypothétique, quoique très typique, afin d’illustrer comment cette idée puissante peut être intégrée dans un régime de revenu de retraite holistique et personnalisé.

Étude de cas : Bernard et Johanne

Bernard et Johanne, des voisins de longue date, prévoient tous deux prendre leur retraite à l’âge de 60 ans après avoir travaillé d’arrache-pied et épargné diligemment pendant des décennies. Outre une rente annuelle de 30 000 $, ils ont chacun des épargnes de 500 000 $ dans des REER et ils sont tous deux admissibles à des paiements mensuels du RPC de 1 100 $ à l’âge de 65 ans. Un revenu mensuel net de 4 500 $ (54 000 $ par année) leur permettrait de vivre leur retraite selon le mode de vie auquel ils avaient rêvé pour eux-mêmes.

Bernard et Johanne ont des situations financières presque identiques, mis à part un détail très important : Johanne fait affaire avec un conseiller en placements, tandis que Bernard ne fait pas affaire avec un conseiller en placements.

RPC : Cela vaut la peine d’attendre

Bernard commence à toucher ses prestations provenant du RPC dès qu’il prend sa retraite. Comme la plupart des personnes, il met l’accent sur le court terme et conclut que, étant donné qu’il est admissible à avoir ce montant supplémentaire d’argent dans ses poches, il est tout aussi bien de ne pas attendre. Il reçoit 704 $ par mois (8 448 $ par année), ce qui est bien inférieur au montant de 1 100 $ qu’il recevrait s’il attendait jusqu’à l’âge de 65 ans et moins de la moitié du 1 562 $ qu’il recevrait s’il attendait jusqu’à l’âge de 70 ans.

Bernard passe une retraite heureuse et meurt à la fin de ses quatre-vingt-sept ans. En tout, il a perçu 312 000 $ en revenus provenant du RPC (avant impôts) au cours de ses 27 années de retraite.

Johanne aborde la question différemment. À la suggestion de son conseiller, qui l’a toujours encouragé à penser à long terme, Johanne a reporté les paiements provenant du RPC jusqu’à l’âge de 70 ans. Pour ce qui est du revenu dont elle a besoin jusqu’à ce moment-là, elle effectue des retraits de ses épargnes de retraite. Une fois qu’elle atteindra 70 ans, elle commencera à toucher des prestations provenant du RPC de 1 562 $ par mois (18 744 $ par année), montant que son conseiller fait remarquer est de 42 % plus élevé que ce qu’elle aurait reçu si elle avait commencé à toucher ses prestations provenant du RPC à l’âge de 65 ans.

Tout comme Bernard, Johanne passe une retraite heureuse et meurt à la fin de ses quatre-vingt-sept ans. Au cours de ses 27 ans de retraite, elle a touché 487 000 $ en revenu (brut) provenant du RPC.

En touchant ses prestations provenant du RPC plus tôt, Bernard a épongé une perte viagère de 175 000 $ (la différence entre le 487 000 $ de Johanne et son propre 312 000 $). Cette perte devient particulièrement importante lorsque nous prenons en considération que Bernard avait 45 % de possibilités de vivre jusqu’à l’âge de 95 ans, ce qui aurait augmenté considérablement ses besoins de liquidités.

FERR, décès et impôts

Johanne devait compter sur des retraits de FERR plus élevés pour répondre à ses besoins de revenu au cours de ses premières années à la retraite, tandis que Bernard a effectué des retraits plus minimes pour répondre à son objectif de revenu après impôts. Quelles sont les répercussions à long terme?

En supposant des taux de rendement égaux, à l’âge de 70 ans, le FERR de Bernard est évalué à 444 000 $, tandis que celui de Johanne est évalué à 336 000 $. Fait important cependant, à l’âge de 70 ans, les besoins de revenu de Johanne sont satisfaits avec un revenu provenant du RPC plus élevé, et ainsi les retraits de son FERR peuvent être placés dans son CELI et un compte non enregistré pour être utilisés ultérieurement.

Si l’on avance dans le temps à l’âge de 87 ans, le FERR de Bernard est maintenant évalué à 256 000 $. Environ 137 000 $ en impôts seront payables sur ce montant par sa succession, laissant une valeur successorale nette de 119 000 $.

À l’âge de 87 ans, le FERR de Johanne est évalué à 222 000 $, tandis que les montants dans son CELI et son compte non enregistré s’élèvent à 85 000 $, pour un grand total de 307 000 $. Les impôts successoraux de 117 000 $ laissent une valeur successorale nette de 190 000 $, ce qui est 71 000 $ de plus que ce que Bernard a été en mesure de léguer à ses êtres chers.

En conclusion

Comme c’est souvent le cas dans la vie, la façon la plus courante de procéder n’est pas nécessairement la meilleure façon. Et c’est en fait le cas de la planification de revenu de retraite.

Pour de nombreuses personnes, le fait de reporter les paiements provenant du RPC et de compter plus sur les retraits de FERR au cours des premières années de retraite peut donner lieu à un revenu plus élevé, à des impôts viagers moins élevés et à un meilleur héritage pour les êtres chers et les organismes de bienfaisance.

Comme c’est le cas de tous les aspects de la gestion de patrimoine, le mieux à faire est de consulter un spécialiste – un conseiller en placements avec de l’expertise en planification financière holistique – pour connaître laquelle des approches au revenu de retraite est la plus appropriée pour votre situation financière personnelle.

Erin Gendron, CFP® est une conseillère en placements et planificatrice financière à CrossPoint Financial, iA Gestion privée de patrimoine à Ottawa (Ontario). Vous pouvez la joindre au 613 228-7777 ou erin@crosspointfinancial.ca

Bien comprendre les frais

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 27 mai 2021

Un grand nombre de particuliers investissent parce qu’ils estiment que c’est une bonne façon d’atteindre leurs objectifs financiers. Ils savent également que le fait d’obtenir des conseils financiers d’un professionnel peut les aider à mieux investir.

Si vous faites affaire avec un conseiller en placements (ou songer à le faire), il est important de comprendre comment les conseillers sont rémunérés. Étant donné que la question des frais peut être compliquée, nous nous en tiendrons aux notions de base.

Il existe trois formes principales de rémunération des conseillers : un modèle fondé sur les commissions, un modèle fondé sur les honoraires ou un modèle fondé sur le salaire.

Modèle fondé sur les commissions. Les conseillers qui travaillent dans cette structure reçoivent une rémunération lorsque leurs clients achètent ou vendent un investissement (par exemple, des fonds communs de placement, des fonds négociés en bourse ou des actions). La commission qu'ils perçoivent peut dépendre du type de placement, de la valeur en dollars d'une transaction ou d'autres variables. Les conseillers peuvent également recevoir une rémunération continue de la part de sociétés de fonds en fonction des fonds détenus par leurs clients (nous y reviendrons plus loin).

Modèle fondé sur les honoraires. Les conseillers travaillant dans cette structure perçoivent des honoraires basés sur la valeur des éléments d’actif qu'ils gèrent au nom d'un client. Même si un client effectue de nombreuses transactions et utilise fréquemment certains services de conseil, les frais facturés restent un pourcentage prédéterminé (par exemple, 1 %) de la valeur de l’actif géré. Parfois, le pourcentage des frais diminue à mesure que les éléments d’actif du client augmentent.

Modèle fondé sur le salaire. Un conseiller travaillant auprès d’une banque ou d’une caisse populaire gagne souvent un salaire annuel auquel s'ajoute une prime liée au rendement. Les conseillers salariés offrent de la valeur aux clients, mais ils peuvent ne pas détenir le même permis que les conseillers à commission ou à honoraires, ce qui peut limiter la gamme de services qu'ils peuvent offrir.

Certains conseillers sont rémunérés par le biais d’une structure mixte. Par exemple, ils peuvent demander des frais fixes pour la création d'un plan financier et percevoir une commission sur les transactions qu'ils exécutent pour votre compte.

Ratio de frais de gestion (RFG)

Si vous investissez dans des fonds communs de placement, des fonds distincts ou des FNB, vous avez probablement entendu parler de RFG. Ils sont calculés comme un pourcentage (p. ex., 2 %) de l’actif d’un fonds et déduits de la valeur de votre placement. Les RFG sont utilisés pour rémunérer les gestionnaires de fonds et les courtiers, et pour payer les impôts afférents.

Gestionnaire de fonds. C’est la firme qui s’occupe du fonds dans lequel vous avez investi. Ils établissent la stratégie et les objectifs du fonds et font appel à des gestionnaires de portefeuille qui décident quoi (et quand) acheter ou vendre, afin d'aider à améliorer les rendements du fonds et à gérer le risque. Ils s’occupent également des tâches administratives telles que la tenue des dossiers, ainsi que des services juridiques, comptables, d'audit et de garde. Pour ces tâches importantes, les gestionnaires de fonds gagnent une partie du RFG.

Courtier. C’est la firme où votre conseiller est inscrit. Les courtiers maintiennent des registres de compte, produisent et livrent des relevés de compte et procurent la technologie pour l’accès en ligne des comptes. Les courtiers s’assurent également que leurs conseillers en placements satisfont à toutes les exigences réglementaires. Une partie de l’allocation du RFG d’un courtier (aussi appelée « commission de suivi ») est généralement versée aux conseillers responsables des tâches axées sur le client comme la planification, l’élaboration et le suivi du portefeuille et enfin l’exécution des transactions.

Impôts. Une portion du RFG est utilisée pour couvrir les impôts fédéral et provincial imputés sur les frais et services liés au gestionnaire de fonds et au courtier.

Phase 2 du Modèle de relation conseiller-client (MRCC2)

Mise en place en 2017, une initiative à l’échelle de l’industrie connue sous le nom MRCC2 a obligé les courtiers à fournir à leurs clients un rapport annuel personnalisé qui résume les frais et la rémunération liés au compte d’un client. Ce rapport est conçu de manière à être transparent et est rédigé dans un langage facile à comprendre. Pour mieux comprendre les frais (c.-à-d. ce que vous payez et où vont les frais), consultez votre rapport annuel personnalisé.

Pour en apprendre plus au sujet des coûts associés aux placements, veuillez communiquer avec un conseiller en placements de iA Gestion privée de patrimoine.