Réduisez vos impôts en ayant recours à la vente à perte à des fins fiscales

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Par Grant White, le 3 décembre 2021

À l’approche de la fin de l’année, il est très important de bien réfléchir à votre portefeuille de placements du point de vue de l’optimisation fiscale. Si vous détenez des parts de fonds communs de placement ou de FNB ou encore des actions ou des obligations dans un compte non enregistré, il s’agit de vérifier si vous pouvez tirer profit d’une stratégie appelée vente à perte à des fins fiscales.

Fonctionnement

Peu importe la rigueur et la minutie avec lesquelles nous prenons nos décisions de placement, certaines de nos idées ne se matérialisent pas comme prévu. Il y a cependant un côté positif à cela : en vendant à perte un placement non enregistré, vous pouvez utiliser cette perte pour contrebalancer l’impôt exigible sur les gains en capital pendant l’année en cours ou ultérieurement. Vous pouvez aussi déduire rétroactivement cette perte des gains en capital réalisés au cours des trois années précédentes.

La vente à perte à des fins fiscales peut être indiquée pour vous si :

  • les placements que vous détenez dans votre compte non enregistré se sont exceptionnellement appréciés pendant l’année et que vous souhaitez réaffecter une partie de vos gains à d’autres occasions de placement;
  • vous avez réalisé des gains au titre de placements non enregistrés pour financer un gros achat cette année ou au cours des trois dernières années;
  • vous avez des pertes sur papier au titre de placements qui présentent une faible probabilité de s’apprécier substantiellement ou avant un bon moment.

Si vous avez recours à la vente sur perte à des fins fiscales, il est important de tenir compte de la règle de la « perte apparente », selon laquelle une fois que vous avez cristallisé une perte relative à une valeur mobilière, vous ne pouvez racheter celle-ci dans les 30 jours afin d’avoir la faculté d’utiliser cette perte pour contrebalancer l’impôt sur vos gains en capital. Cette règle prescrit aussi que si vous avez acheté cette valeur mobilière dans un délai de 30 jours avant la date de vente, vous ne pouvez pas utiliser la perte pour réduire l’impôt sur vos gains en capital.

Il est important de noter que la règle de la perte apparente s’applique également aux personnes que l’Agence du revenu du Canada désigne par l’expression « personnes affiliées », soit votre époux ou conjoint de fait ou une société que vous ou votre époux ou conjoint de fait contrôlez. Cela signifie, par exemple, que si vous vendez une action à perte pour réduire l’impôt sur vos gains en capital et que votre époux ou conjoint de fait achète le même titre une semaine plus tard, vous ne pourrez pas vous prévaloir de la perte pour alléger votre fardeau fiscal.

Prenons un exemple simple pour illustrer les avantages de la vente à perte à des fins fiscales.

Étude de cas

Lynn a placé 10 000 $ à la TD et la même somme à Peloton au début de l’année dans son compte non enregistré. Depuis le début de l’année (en date du 23 novembre 2021), l’action de la TD a augmenté de 33 % pour atteindre 13 300 $ tandis que celle de Peloton a, au contraire, diminué de 71,7 %.

Lynn croit encore en l’avenir de Peloton, mais estime qu’il est temps de réaliser une prise de profit sur l’action de la TD et vend la moitié de ce placement. Cette opération déclenche un gain en capital de 1 650 $, dont la moitié, soit 825 $, est imposable au taux marginal de Lynn. Puisque Lynn se classe dans la fourchette d’imposition supérieure, cela représente un impôt de 412,50 $.

L’autre option consiste à mettre à profit la perte relative aux actions de Peloton pour éliminer l’assujettissement à l’impôt des gains tirés de la vente des actions de la TD, puis à racheter des actions de Peloton après la période de 30 jours assujettie à la règle de la perte apparente. Pour éliminer le gain imposable, Lynn vend un peu plus de 23 % de ses actions de Peloton (7 170 $ × 23 % = 1 649,10 $). La perte en capital de 1 649,10 $ sert ensuite à contrebalancer le gain provenant de la vente des actions de la TD; Lynn conserve 77 % du total de ses actions de Peloton.

Le bon conseil

L’idée qui sous-tend la vente à perte à des fins fiscales peut sembler simple, mais pour la plupart des investisseurs ayant un portefeuille bien diversifié, le choix du moment auquel recourir à cette stratégie – et des placements à utiliser – nécessite en général le jugement d’un professionnel.

Il se peut, par exemple, que plusieurs de vos placements se prêtent à une prise de profit. Cependant, en l’absence d’une analyse approfondie, vous ne pouvez peut-être pas déterminer avec certitude quels sont ceux qui offrent un bon potentiel de hausse et ceux qui risquent de baisser et qu’il vaut par conséquent la peine de vendre.

Il est préférable de confier à un conseiller expérimenté ayant une connaissance approfondie de vos placements de même que de vos objectifs à court et à long termes le soin de peser les considérations de ce genre et d’élaborer une stratégie optimisant à la fois le rendement de votre portefeuille et votre situation fiscale.

Grant White, CIM®, CFP®, est gestionnaire de portefeuille et conseiller en placement à Endeavour Wealth Management | iA Gestion privée de patrimoine à Winnipeg, au Manitoba. Vous pouvez le joindre au numéro 204 515-3440 ou lui écrire à grant.white@endeavourwealth.ca.

Cet article a pour but de fournir des renseignements strictement généraux sur certains sujets et ne doit pas être considéré comme un avis fiscal ou juridique. Veuillez obtenir un avis professionnel indépendant pour évaluer votre situation particulière.     iA Gestion privée de patrimoine inc. est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières. iA Gestion privée de patrimoine est une marque de commerce et un autre nom sous lequel iA Gestion privée de patrimoine inc. exerce ses activités.

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Débloquez la valeur nette de votre maison

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 13 juin 2022

Si vous êtes propriétaire d’une maison et que vous détenez un prêt hypothécaire, vous avez probablement entendu parler de la marge de crédit hypothécaire (MCH). Si vous envisagez d’être propriétaire d’une maison dans un proche avenir, vous devez en savoir plus sur cette façon pratique d’emprunter de l’argent.

Qu’est-ce qu’une MCH?

Techniquement, une MCH est un deuxième prêt hypothécaire, mais à bien des égards, il s’agit plutôt d’une marge de crédit renouvelable ou d’une carte de crédit. C’est que, même si votre banque ou votre société de prêt hypothécaire peut approuver votre demande de MCH, vous ne recevez pas de facture tant que vous ne retirez pas de fonds. Toutefois, contrairement à une carte de crédit ou même à une marge de crédit traditionnelle, le taux d’intérêt sur l’argent que vous retirez d’une MCH est assez faible parce qu’il est garanti par votre maison.

Comment fonctionne-t-elle?

Il existe deux types distincts de MCH : la marge de crédit hypothécaire combinée à une hypothèque et la marge de crédit hypothécaire indépendante. Le montant auquel vous avez droit peut varier, mais en règle générale, la limite correspond à un maximum de 65 % du prix d’achat ou de la valeur marchande de votre maison.

Quels en sont les avantages et les inconvénients?

Une MCH constitue un moyen pratique de puiser dans la valeur nette de votre maison pour effectuer des rénovations ou de servir comme source de fonds d’urgence. Elle peut représenter une façon ingénieuse de consolider vos autres dettes, en particulier les dettes sur les cartes de crédit à taux d’intérêt élevé.

Un peu de bon sens vous aidera grandement à décider si une MCH vous convient. Par exemple, il n’est pas prudent de souscrire une MCH pour financer des dépenses importantes comme une voiture de luxe ou des vacances somptueuses. De même, utiliser une MCH pour faire des rénovations domiciliaires non essentielles en période de récession, lorsque la sécurité d’emploi peut être fragile, est également un mauvais choix. Tant que votre revenu est suffisant et stable et que la raison pour laquelle vous utilisez une MCH est logique, le risque que vous tombiez dans le piège de l’endettement est généralement faible.

Même si le taux d’intérêt d’une MCH est relativement faible, il peut augmenter si la Banque du Canada augmente les taux, comme elle le fait actuellement. De plus, pareillement à un prêt hypothécaire, votre prêteur s’attend à ce que vous versiez un paiement minimum chaque mois sur les intérêts et le capital que vous devez. Donc, lorsque vous faites des calculs et que vous déterminez si une MCH vous convient, assurez-vous de ne pas épuiser vos finances, car des hausses rapides des taux d’intérêt pourraient faire en sorte que vos paiements mensuels soient beaucoup plus élevés qu’au début du prêt.

Sachez également que quand vous souscrivez une MCH, il existe d’autres coûts qui y sont associés, comme les frais d’évaluation de maison, les frais juridiques et les frais de recherche de titre, entre autres.

Enfin, avant d’apposer votre signature au bas de la page, assurez-vous de lire attentivement les modalités de la MCH, car elle peut comprendre des dispositions qui ne vous conviendront pas. Par exemple, dans certaines circonstances, le prêteur peut exiger que vous payiez la somme totale due. De plus, si vous omettez d’effectuer des paiements, votre cote de crédit peut en souffrir et le prêteur peut prendre possession de votre maison.

De nouvelles MCH ont été créées à un rythme accéléré au cours des dernières années, et de nombreux experts craignent que les Canadiens comptent trop sur elles. De nombreux propriétaires peuvent avoir de la difficulté à composer avec les hausses rapides de taux d’intérêt. Il est donc important de comprendre les risques associés aux MCH et de connaître vos limites financières.

Voulez-vous en savoir plus sur les MCH ou d’autres façons d’emprunter? Communiquez avec nous dès aujourd’hui.

Les femmes et le patrimoine : accroître la prospérité et bâtir la confiance

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 24 mai 2022

Les droits des femmes progressent à pas de géant depuis des décennies. Aujourd’hui, les femmes sont titulaires de plus de la moitié des baccalauréats canadiens, comptent pour près de 50 % des revenus des ménages et contrôlent environ 3 milliards de dollars d’actifs financiers : elles tracent la voie vers l’indépendance, l’égalité et la richesse.

Pourtant, elles ont encore des défis à relever. Les femmes continuent de gagner moins d’argent que les hommes dans la plupart des professions et sont encore plus susceptibles d’occuper un emploi à faible revenu. De nombreuses femmes se sont également retirées du marché du travail pendant la pandémie, car elles ont assumé de façon disproportionnée la responsabilité de gérer les besoins de leur famille en matière d’éducation et de garde d’enfants. D’ailleurs, les femmes sont généralement plus portées à servir d’aidantes naturelles non rémunérées pour les membres de leur famille.

Aussi les femmes épargnent-elles moins en vue de la retraite. Ajoutez à cela le fait qu’elles vivent plus longtemps – en moyenne quatre ans de plus que les hommes – et le résultat est préoccupant : une retraite plus longue financée par un pécule plus modeste.

Parallèlement, les femmes sont plus nombreuses à prendre le contrôle de leur avenir financier. Elles contribuent de plus en plus au patrimoine de leur famille et prennent plus de décisions en matière de planification du patrimoine. En outre, bien des femmes font appel à un conseiller chevronné pour les aider à bien comprendre leur situation financière, à établir des objectifs et à mesurer les progrès en cours de route. Si les femmes prennent une part de plus en plus active, bon nombre d’entre elles ont tendance à adopter une perspective différente en matière de placement. Elles sont peut-être plus enclines à adopter une approche prudente. De ce fait, il est important de trouver un conseiller qui comprend non seulement vos objectifs en matière de finances, mais aussi votre philosophie.

Bien entendu, la planification du patrimoine ne se limite pas à l’établissement d’objectifs. Une stratégie globale peut couvrir bien des aspects, dont la planification fiscale, la stratégie d'investissement et la planification successorale. Auparavant, un bon nombre de ces décisions revenaient surtout aux hommes, mais à mesure que les femmes continuent de progresser dans leur carrière et de se rapprocher de l’indépendance financière, elles présentent leurs propres points de vue sur la gestion du patrimoine familial.

Si vous êtes prête à prendre le contrôle de votre avenir financier, mais que vous ne savez pas par où commencer, contactez l’un de nos conseillers en placements dès aujourd’hui. Nous pouvons vous aider à fixer vos objectifs et vous guider pour atteindre tous vos objectifs à court et à long terme.

Comment léguer le chalet familial

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 4 mai 2022

Les Canadiens adorent les escapades loin de la ville. Et cela va de soi! Non seulement un chalet est un endroit exceptionnel, une source de joie pour les familles et les amis pendant des générations, mais il est aussi un investissement rentable pour bien des gens qui ont acheté leur propriété il y a des décennies.

Cela peut sembler difficile à croire, mais ce lieu de prédilection loin de la maison qui a réuni vos proches au fil des ans peut aussi mettre à rude épreuve les relations familiales à l’avenir. À votre décès, un chalet laissé en héritage devient souvent une source de frictions entre frères et sœurs. Comment en partager l’utilisation? Faut-il le vendre? Qu’arrive-t-il des gains en capital qui s’y rattachent? Contrairement à une résidence principale, qui n’est pas assujettie aux gains en capital, une propriété secondaire est considérée comme un immeuble de placement. Ainsi, le legs d’une propriété des parents aux enfants est assujetti à l’impôt sur les gains en capital.

La seule façon d’éviter cette imposition – et seulement pour une période limitée – est de transférer l’acte notarié à un conjoint, comme vous le feriez avec un REER ou un FERR. Cette option ne s’applique pas aux enfants, et il faut donc payer l’impôt exigible.

Il existe quatre stratégies principales pour transférer une propriété secondaire, comme un chalet, à la prochaine génération :

Faites-le maintenant

Une façon courante de contourner le problème de l’impôt sur les gains en capital – surtout si vous n’avez qu’un enfant –, c’est de faire don de votre chalet de votre vivant. De cette façon, les gains en capital sont établis en fonction de la valeur actuelle de la propriété, ce qui est logique si sa valeur continue d’augmenter.

Aussi, pour réduire au minimum le fardeau fiscal découlant du transfert, vous pourriez envisager d’étaler le don sur cinq ans. Toutefois, gardez à l’esprit que votre revenu annuel pourrait se retrouver dans une tranche d’imposition plus élevée chaque année, plutôt qu’une seule fois. Cela signifie que le gouvernement pourrait réduire le soutien du revenu comme la Sécurité de la vieillesse.

Pensez aux rénovations

L’impôt sur les gains en capital est établi en fonction du prix de base rajusté de la propriété. Cela signifie que vous pouvez prendre en compte toutes les rénovations majeures apportées à la propriété au fil des ans. Elles augmentent votre prix de « départ » et réduisent le gain que vous avez réalisé, ce qui pourrait vous permettre de réduire l’impôt à payer. Comme toujours, il est préférable de parler à un conseiller et à un fiscaliste pour déterminer si cette option est la plus logique d’un point de vue financier.

Envisagez de souscrire une assurance vie

Une autre option serait de souscrire une police d’assurance vie qui couvrirait les gains en capital que vos héritiers devront payer après votre décès. La police pourrait même prévoir l’impôt exigible à la disposition de votre REER, de votre FERR et d’autres placements imposables. Enfin, en ayant un montant d’assurance vie suffisant, vos enfants pourraient aussi financer l’entretien continu de la propriété.

Vendez-le

Tenez une discussion franche avec vos enfants pour savoir ce qu’ils voudront faire du chalet après votre décès. Les parents supposent souvent que leurs enfants voudront le garder dans la famille. Dans les faits, de nombreux enfants préfèrent acheter un chalet pour leurs propres conjoint et enfants ou n’ont pas envie de veiller à l’entretien une fois que la propriété devient leur responsabilité. Un des enfants pourrait aussi avoir un attachement plus important à l’égard du chalet et souhaiter préserver son héritage alors qu’un autre enfant pourrait préférer conserver une autre partie de votre succession.

Si vous décidez de vendre, vous pouvez le faire de votre vivant ou vous pouvez indiquer dans votre testament que la propriété sera vendue après votre décès, et que les taxes, impôts et coûts de l’opération seront payés par la succession, et que les fonds restants seront partagés entre vos héritiers. Vendre votre chalet est peut-être un choix difficile sur le plan émotionnel pour vous et votre famille, mais il peut aussi être le plus simple.

Vous voulez en savoir plus? Communiquez avec nous pour obtenir des conseils avisés sur toutes vos questions de planification successorale.

Gardez le contrôle de votre avenir grâce à une procuration

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 29 avril 2022

Se préparer aux circonstances de la vie, quelles qu’elles soient, est au cœur d’un plan de gestion du patrimoine complet. Cela comprend la planification d’un handicap physique ou mental. Une fois vos souhaits officialisés, votre famille et vous pouvez avoir l’esprit tranquille en sachant que vos décisions seront durables si vous n’êtes pas en mesure de les communiquer.

Qu’est-ce qu’une procuration?

La plupart des adultes sont responsables de prendre leurs propres décisions concernant des aspects importants de leur vie, comme les finances personnelles, les soins de santé et les conditions de vie. Au besoin, ils peuvent consulter des membres de leur famille, des amis de confiance ou des professionnels qui maîtrisent certains domaines, mais habituellement, ils sont maîtres de leurs propres choix.

Personne n’aime penser à la possibilité de devoir abandonner le contrôle de ces responsabilités, mais en cas de détérioration importante de votre santé mentale ou physique, qui souhaitez-vous voir prendre ces décisions pour vous? Cette personne ou ces personnes agiront à titre de personnes subrogées. Le nom officiel de ce pouvoir est « procuration ».

Un document de procuration précise le pouvoir décisionnel qu’une personne (habituellement appelée le    « mandant » ou l’« auteur ») donne à un tiers (appelée le « mandataire »). Notez bien que le mandataire n’a pas besoin d’être un notaire, mais le mandant peut faire ce choix. Bien que le mandataire soit légalement tenu d’agir de bonne foi et dans votre intérêt supérieur (ce que l’on appelle l’« obligation fiduciaire »), il faut bien réfléchir avant de choisir cette personne. Elle sera habilitée à prendre des décisions cruciales en votre nom.

Il est important de souligner qu’une procuration se distingue d’un testament. Une procuration n’est valide que lorsque vous êtes vivant. Après votre décès, votre testament dicte la façon dont votre succession doit être traitée et répartie.

Types de procurations

Selon votre situation personnelle, vous pouvez choisir parmi différents types de procurations. Les plus courants sont les suivants :

  • Procuration relative aux biens. Permet au mandataire de prendre des décisions concernant vos questions financières, comme la gestion de vos placements et d’autres comptes financiers, le paiement de vos factures, le renouvellement de vos polices, la mise en œuvre de stratégies de planification successorale et la vente de biens.
  • Procuration relative aux soins personnels. Permet au mandataire de prendre des décisions à l’égard de vos soins de santé, comme les traitements médicaux, l’hygiène, la sécurité personnelle, les soins de longue durée ou d’autres conditions de vie. Elle permet d’assurer la continuité des soins, le tout guidé par vos principes et préférences.

Une procuration à l’égard des biens ne donne des pouvoirs au fondé de pouvoir que lorsque le mandant est mentalement apte. Si vous voulez que cette entente demeure en vigueur si vous étiez frappé d’une incapacité mentale, optez pour une procuration durable (aussi appelée procuration perpétuelle). Une procuration relative aux soins personnels n’entre en vigueur que si le mandataire devient atteint d’une incapacité mentale, selon l’étude approfondie d’un évaluateur ou d’un professionnel de la santé qualifié.

Pour n’importe quelle procuration, vous avez la possibilité d’imposer des limites aux pouvoirs du mandataire. Il peut par exemple ne pas avoir celui de vendre votre maison. Soulignons également qu’un mandataire n’est pas autorisé à désigner ou à modifier les bénéficiaires de vos régimes enregistrés ou de vos polices d’assurance.

Importance de désigner des bénéficiaires

Puisque votre mandataire ne peut pas désigner de bénéficiaires, il est important de le faire pendant que vous avez encore une capacité mentale adéquate. De cette façon, vous aurez l’assurance que vos actifs seront répartis auprès des personnes que vous avez choisies. Grâce à votre testament, vous pouvez également décider de la façon dont vos actifs seront répartis (par exemple, il est courant d’établir des comptes en fiducie pour les personnes mineures).

Sans bénéficiaire désigné, vos actifs iront à votre succession et le tribunal pourra décider comment ils seront répartis. Ce processus pourrait être lent et coûteux, sans compter qu’il n’y a aucune garantie que vos actifs seront répartis comme vous le souhaitez. Il est dans l’intérêt de tous de désigner des bénéficiaires de polices d’assurance et de régimes enregistrés, comme les REER, les FERR et les CELI.

De même, si vous n’avez pas de procuration valide, le tribunal nommera une personne pour gérer vos biens si vous êtes frappé d’incapacité, ce qui peut également prendre du temps, coûter cher et ne pas correspondre à vos souhaits.

Vous êtes prêt à intégrer les procurations à votre planification patrimoniale? Communiquez avec nous dès aujourd’hui.

Réformes axées sur le client : les clients d’abord

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 25 avril 2022

Pour établir bonne une relation avec un conseiller en placements, il est essentiel d’en trouver un qui offre des conseils professionnels et impartiaux. Les organismes de réglementation des valeurs mobilières reconnaissent cet aspect important de l’expérience des investisseurs et continuent d’améliorer les règlements axés sur le renforcement de la confiance.

Au fil des ans, les améliorations apportées en matière de divulgation, de production de rapports et de transparence au sujet des frais ont fait en sorte que les clients ont maintenant, globalement, une meilleure expérience. En 2021, des réformes axées sur le client ont été mises en œuvre pour veiller à ce que les clients soient considérés comme une priorité absolue dans le cadre des relations client-conseiller. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) continuent de mettre en œuvre de nouvelles règles axées sur les intérêts des clients et nous saluons leurs efforts pour faire en sorte que la norme de service à la clientèle demeure aussi élevée qu’uniforme.

Conflits d’intérêts

Les réformes mises en œuvre l’an dernier exigent que les courtiers inscrits et les conseillers qui travaillent pour eux informent leurs clients de tous leurs éventuels conflits d’intérêts. Les réformes axées sur le client imposent aux courtiers et aux conseillers la responsabilité d’expliquer de façon claire et simple ces éventuels conflits d’intérêts, ainsi que la façon dont ils les régleront dans l’intérêt de leurs clients.

Si un conseiller pouvait obtenir une rémunération plus élevée en vendant certains types de produits, ou si un courtier pouvait en tirer un plus grand avantage, comme dans le cas de fonds communs de placement   « exclusifs » gérés et exploités par l’entreprise, cela constituerait un exemple d’éventuel conflit d’intérêts.

Grâce à la mise en œuvre des réformes axées sur le client, le conseiller doit prouver que le produit choisi répond vraiment aux intérêts du client et que c’est celui qui convient le mieux à sa situation précise, même s’il existe une solution semblable qui coûte moins cher. Le conseiller doit consigner cette discussion et toutes les éventuelles décisions qui en découlent en démontrant que le produit recommandé est le plus approprié. De nombreux conseillers le font déjà dans le cadre de leur pratique, mais il existe maintenant un cadre universel pour officialiser ce processus.

Convenance des placements

Les conseillers demeurent responsables de déterminer si un placement convient à un client donné, et les réformes axées sur le client les aident à accomplir cette tâche importante. Un document « Connaître votre client » (CVC) amélioré permet aux conseillers de mieux comprendre chacun de leurs clients. Les conseillers utilisent les renseignements CVC pour recueillir une vaste gamme de renseignements sur la situation financière de leurs clients, leur tolérance au risque, leur horizon temporel et leurs objectifs de placement, tout en faisant un effort raisonnable pour tenir ces renseignements à jour en temps opportun lorsque la situation de leurs clients change.

De plus, l’exigence relative à la connaissance du produit fait en sorte que les conseillers doivent maintenir une solide connaissance des titres qu’ils recommandent à leurs clients et achètent ou vendent en leur nom. Les recommandations des conseillers reposent sur une solide compréhension des principales caractéristiques des produits, de leur potentiel de risque et de leurs coûts totaux (ainsi que de leur incidence potentielle sur le rendement du capital investi de leurs clients au fil du temps). Les entreprises de courtage sont tenues de mettre en œuvre des procédures et des contrôles précis pour évaluer et surveiller adéquatement toutes les éventuelles garanties de placement offertes à leurs clients.

Communication financière améliorée

Lorsqu’un client ouvre un compte, les courtiers et les conseillers doivent lui fournir de plus amples renseignements pour lui permettre de bien comprendre leur offre globale. Ces renseignements comprennent la divulgation des produits et services qui pourraient être offerts (ou non) au client, de la façon dont les conseillers sont rémunérés, des types de frais que le client pourrait verser dans le cadre de sa relation continue avec le courtier et le conseiller et des responsabilités précises du courtier et du conseiller en matière de service à la clientèle et de gestion des comptes clients.

Les mesures comprises dans les réformes axées sur le client contribuent à éduquer les clients, à éclairer leurs décisions de placement et à faire passer leurs intérêts d’abord. Cela exige du temps et des efforts supplémentaires aux courtiers et aux conseillers, mais les investisseurs n’ont aucune mesure à prendre. Les réformes axées sur le client ne font que réaffirmer l’engagement de longue date de iA Gestion privée de patrimoine à respecter les normes les plus élevées d’intégrité, de transparence et de professionnalisme.

Nous sommes fiers de nous concentrer sur l’intérêt supérieur de nos clients en les aidant à atteindre leurs objectifs financiers. Si vous avez des questions au sujet de ces changements, communiquez directement avec votre conseiller ou communiquez avec nous dès maintenant.